![]() | Programme d’études 2025-2026 | English | |
| Projet d'architecture et d'urbanisme - ATSP IV-I | |||
Activité d'apprentissage |
| Code | Titulaire(s) | Co-Titulaire(s) | Suppléant(s) et autre(s) | Établissement(s) |
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| A-PRVT-614 |
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| Langue d’enseignement | Langue d’évaluation | HT(*) | HTPE(*) | HTPS(*) | HR(*) | HD(*) | Période d’enseignement |
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| Français | Français | 0 | 156 | 0 | 0 | 0 | Q1 |
Contenu de l'AA
PHILOSOPHIE DE L’ATELIER
La transition vers un changement “transformatif” de notre société, au sens entendu par le panel intergouvernemental IPBES (O’Brien, Garibaldi, et Agrawal 2024), interpelle les manières de concevoir et de bâtir. Les disciplines de l’architecture et de l’urbanisme portent pourtant, dans leurs ADN respectifs, certaines logiques d’ordre, voire de domination.
Face à ces héritages, repenser les pratiques en prenant davantage précaution des biens communs ouvre la voie à des aménagements et des architectures plus diverses, capables de revisiter les modèles vernaculaires pour les transformer en références bio-régionales. Ces approches esquissent ainsi les contours d’une ré-habitation sensible et située.
Une première posture s’adosse à une manière de construire le projet dans une philosophie claire de l’économie de moyens tel que l’entend pour exemple Philippe Madec (Madec 2022), attentive aux chaines de ressources locales (matières premières, savoirs-faires, richesse des milieux, etc.). Nous souhaitons pousser les étudiants à miser sur l’innovation sociale afin de réconcilier éthique et plaisir esthétique ou, plus politiquement, sur des scenarii de résistance qui créent du lien avec le vivant plutôt que du monumental.
Pour ce faire, nos démarches pédagogiques s’axent volontairement sur des scenarii d’adaptation qui projettent une démarche architecturale “non-cynique” qui pourrait se libérer des rouages de la production néolibérale. L’atelier ATSP+MENAGEMENT avance ainsi l’urbanisme et l’architecture comme les domaines propres aux cultures de l'espace, assumant le postulat qu’aucune projection sur le territoire ne peut aujourd’hui se réduire à une vision stylistique toute personnelle. Partant d’une vision géographique à l’échelle régionale et/ou interrégionale, l’atelier ATSP+MENAGEMENT s’attache principalement à la qualification sensible et à la valorisation de territoires de densités faibles, en quête de sens ou mis sous pression, tels que friches industrielles, ensembles des années 60-70, parcs naturels, cours d’eau, voies lentes, étendues agro-urbaines.
L'atelier propose ainsi une méthodologie inductive, soucieuse d'une économie des moyens, provoquant le diagnostic avant de produire formellement une écriture du projet.
Le choix des projets d’étude se tourne régulièrement vers les partenariats stratégiques supra communaux, les projets de ville ainsi que les PCDR (Plans Communaux de Développement Rural).
Cette démarche permet également de questionner avec les étudiants la notion de multifonctionnalité de l’espace. Cette notion, qui sous-tend la fourniture d’une pluralité de services (écologiques, productifs, sociaux, récréatifs), peut représenter une innovation en matière de paradigme d’aménagement en ce sens que la coexistence de plusieurs activités dans un même espace n’est plus vue comme un échec à l’action aménagiste, mais comme une opportunité (Yengué et Robert 2021).
Une seconde posture s’attache à (re)penser le programme comme une action liminaire, essentielle même si modeste, et fondatrice du projet.
Cette aptitude à se déployer sur des failles, à exploiter les ambigüités délaissées par l’ordre des choses constitue en quelque sorte un mode opératoire de type contre -projet, très hérité d’une démarche comme celle de Patrick Bouchain. Toutefois, l’état de contestation n’est pas la fin en soi. C’est l’ouverture à l’acte de construire impliquant au maximum les réseaux d’acteurs locaux qui demeure la véritable dimension libératrice et émancipatrice, le déclenchement d’actions constructives qui peuvent nourrir un enchaînement de type provocation-émotion-participation.
C’est dans ces types d’approches que l’atelier ATSP+MENAGEMENT progresse, soit dans l’idée que le projet, s’il évite de se restreindre à un jeu de formes serviles, montre qu’il peut se définir comme acte culturel dans l’espace partagé et conserver, à défaut de pouvoir la changer, une capacité de lecture critique de la société contemporaine.
PROCESSUS DE L’ATELIER
L’atelier s’articule en trois grandes étapes :
- Le diagnostic et la définition des enjeux, sur base d’un découpage territorial choisi par les étudiant.e.s, variant selon les groupes ;
- Le choix d’un sujet défini au sein de ce découpage, après une mise en perspective des enjeux territoriaux localisés, dans le contexte de problématiques socioécologiques plus généralisées, à travers une approche multi-échelles ;
- La définition d’une stratégie d’actions à travers une programmation, en regard d’objectifs répondant aux enjeux territoriaux identifiés préalablement.
Supports principaux non reproductibles
Sans objet
Support complémentaires non reproductibles
Sans objet
Autres références conseillées
Sans objet
Mode d'enseignement
Types d'activités
Evaluations
Les modalités d'évaluation de l'AA sont précisées dans la fiche de l'UE dont elle dépend
Implantation(s) où l’activité d’apprentissage sera organisée
Implantation(s) où l’activité d’apprentissage sera évaluée